8 raisons de ne pas faire de podcast !

8 raisons de ne pas faire de podcast !

No PodcastVous écoutez beaucoup de podcasts et vous vous dites qu’en réaliser un vous même (quel qu’en soit son contenu) serait une bonne idée ?

C’est peut-être le cas… ou peut-être pas !

Si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs affirmations qui suivent, il faudra peut-être remettre en question votre projet ou le faire évoluer.

1° « Je n’ai rien à dire mais j’adore m’écouter parler dans un micro »

Ouille, ça commence mal ! Réaliser un podcast c’est avant tout avoir l’envie de partager quelque chose tel qu’on le ferait, par exemple, dans un blog (une passion, de l’information, des opinions,…). En aucun cas ce « quelque chose » peut se limiter à « vous » et votre si belle voix !

2° « J’adore la technique, toutes ces boites avec des curseurs, des boutons et plein de câbles »

Soyons clair, aimer la chose technique n’est pas grave (non, ce n’est pas sale). Mais posez-vous la bonne question. Qu’est ce qui vous plait le plus ? Monter et démonter votre précieux matériel ? Réaliser un sujet, une interview ou un débat ? Peut-être devriez-vous vous mettre au service de personnes qui veulent faire un podcast, mais qui n’ont que faire de l’aspect technique qui les rebute.

3° « Je suis très drôle et je vais faire des sketchs que je vais mettre sur Youtube »

Super, très bien, parfait, youpie, A star is born !… mais quel est le rapport avec le sujet qui nous occupe ? Une vidéo sur Youtube n’est pas un podcast. D’ailleurs, dans la plus part des cas, publier une vidéo sur une plate-forme de vidéo et appeler ça un « podcast » est un abus de langage.

Rappelons les bases, un podcast c’est ça:

Représentation du processus de la baladodiffusion.
Représentation du processus de la baladodiffusion (podcast)

Voilà pour l’aspect technique. Pour ce qui est de l’aspect éditorial rien est fermé, mais on a le plus souvent affaire à une forme s’approchant du magazine ou du débat, voir même de l’entrevue.  On est plus dans le partage d’informations ou de compétences que dans le divertissement pure.

4a° « J’aimerai bien m’y mettre, mais je sais déjà que la semaine prochaine j’ai tennis, à la fin du mois je suis chez le dentiste,  en juin en vacances, etc… »

ou

4b° « Je vais faire ça comme je blogue… un petit mot de temps en temps »

A mon sens, la réalisation d’un podcast nécessite un minimum de régularité. Il y a une sorte de rendez-vous à fixer avec les auditeurs. Il faut donc définir une périodicité… mensuel, hebdomadaire,… peu importe finalement, l’important étant d’avoir suffisamment de temps pour vous exprimer. Ensuite fixez vous un objectif « tenable ». Commencez, par exemple, par annoncer clairement la couleur en fixant à l’avance le nombre d’épisode que vous aller réaliser. Si vous décider de faire une série de 10 épisodes vous vous fixerez cet objectif (10 et pas un de moins) et personne ne vous en voudra de ne pas en faire un onzième (même pas vous). Mais avant de décider qu’il n’y aurait pas de suite à l’aventure, et fort de l’expérience acquise, vous pourrez éventuellement envisager de recommencer quelque chose sur le même format ou pas, avec d’autres ambitions ou pas et d’autres personnes ou… ok, j’imagine que vous avez compris.

5° « J’ai des idées, des envies, des choses à dire, mais absolument aucun moyen pour réaliser un podcast »

Il va vous falloir être un peu créatif. Pas de moyens ? Si vous lisez cet article c’est que vous avez déjà une partie du matériel. Peut-être même la partie la plus importante, qui sait ? Un smartphone pour enregistrer ? Une tablette pour publier ? Un PC portable ?… vous avez déjà un petit studio !  Bon, en admettant que l’aspect matériel vous soit totalement étranger  il y a peut-être quelque chose à faire avec des personnes qui sont bloquées au point n°2 (un peu plus haut). Sinon c’est peut-être un problème purement économique, ce qui est dommage car votre projet vous tient à cœur, vous y croyez dur comme fer et votre entourage serait même disposé à vous soutenir. Tournez-vous peut-être vers le financement participatif pour dénicher de gentils mécènes ?

6° « Je vais faire un podcast et dans un an je suis riche »

Oups ! J’ai une super mauvaise nouvelle pour vous ! Le nombre de baladodiffuseurs francophones qui gagnent de l’argent directement issus de cette activité est fort peu élevé. En admettant qu’un jour vous soyez du nombre des chanceux je pense que vous pourrez être heureux si vous arrivez à amortir vos investissements. Le mot « riche » n’est pas du tout adapté si il s’agit d’argent. Par contre le projet peut être riche en rencontres, en expériences acquises, en satisfactions diverses,…

7° « J’aime pas écrire »

Là aussi c’est un mauvais argument. Il va falloir se faire violence et cela pour plein de raison. Podcaster ce n’est pas juste parler dans un micro. D’abord il y a la préparation de chaque épisode qui nécessite un minimun d’écriture. Ensuite il va bien falloir le faire connaitre ce podcast. Et comme les moteurs de recherche ne sont pas capable d’écouter et d’indexer ce qui est dit dans vos épisodes il faudra écrire de beaux articles (ou au minimum des descriptions) pour ensuite  les partager (p.ex. sur les réseaux sociaux, dans des forums,…), répondre aux questions des auditeurs,…  Un podcast c’est aussi un communauté qui se crée. C’est un peu  votre intérêt et votre responsabilité d’animer tout ça! Bref, il y a des chances que vous passiez plus de temps à écrire qu’à parler si vous vous lancer dans l’aventure.

8° « Mon rêve ultime c’est de faire de la télé ou de la radio. Mon podcast c’est un peu mon C.V. »

Si c’est pour la télévision direction le point 3°… on est décidément pas sur la même longueur d’onde ! Pour ce qui est de la radio j’ai envie de vous dire: Pourquoi pas ! Les moeurs évoluent et il arrive que des individus qui se sont singularisé sur Internet trouvent leur place dans les vieux médias. Mais dans la majorité des cas, si c’est pour intégrer une rédaction, on vous demandera un diplôme (en journalisme… ou pas) ou/et de l’expérience. Cette expérience peut-elle être issue de la réalisation d’une balado ? Encore une fois, pourquoi pas!

Deux petites remarques en passant,…

  • Si votre objectif est d’intégrer la rédaction d’une radio n’oubliez pas que vous n’aurez pas le choix des sujets à traiter, contrairement à votre petit podcast où vous êtes votre propre rédacteur en chef! C’est ce genre de « détail » qui fait la différence entre un hobby et une profession.
  • Ne cherchez pas à faire les choses à tout prix « comme à la radio » . Un podcast ce n’est pas de la radio. Les ambitions ne sont pas les mêmes, le contraintes non-plus… heureusement pour vous, croyez-moi!

 

Conclusion

podcastingSi vous êtes arrivé à cette partie de billet c’est que l’envie de podcaster est toujours là. Chouette! Sachez toutefois que le plus décourageant n’est pas dans cet article. C’est surtout un petit test pour savoir si vous avez envie de vous lancer pour de bonnes raisons. Si la réponse est « oui », vous allez vous exposer à toutes les autres difficultés. Ce blog et d’autres peuvent vous aider  à en surmonter certaines (trucs et astuces, conseils pratiques, techniques,…). Mais ne sous-estimer pas l’engagement que cela représente. C’est un passe-temps prenant qui exige quelques sacrifices et de l’investissement.

Encore un conseil: Si vous n’avez pas l’âme d’un véritable solitaire je vous suggère de trouver un ou des partenaires pour vous lancer dans cette « petite » entreprise. En partageant les tâches en fonction des affinités de chacun ce sera moins lourd à porter (par exemple voir point  2°) .

 


2 Replies to “8 raisons de ne pas faire de podcast !”

  1. 1° Ce sont des cas de figure que j’ai pu observer. 2° J’aime pas voir les gens perdre (ou mal utiliser) leur temps.
    La liste aurait même pu être plus longue.

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