Un peu de matos pour 1stant-T, le podcast !

Au début de l’année (je vous en parlais ici) nous avons lancé un podcast traitant de nouvelles technologies, de web et d’entrepreneuriat. Il nous fallait donc un outil pour enregistrer dans de bonnes conditions ce magazine hebdomadaire en prenant en compte différentes contraintes.

Le « cahier des charges »:

1° Un choix autant éditorial que pratique. On a volontairement limité le nombre d’intervenants à 4 personnes plus l’animateur… cela donne donc 5 micros auxquels on ajoute une source extérieure (niveau ligne). Il faudra, en effet, prévoir un PC dédié aux interviews ou interventions de chroniqueurs via Skype ou Google Hangouts.

2° Même si on la garantie d’avoir un lieu adapté* (voir explication en fin de billet)  pour enregistrer nos épisodes toutes les semaines, il y a des cas où avoir la faculté de sortir de nos murs peut être un avantage. Aller à la rencontre d’intervenants ou d’auditeurs, couvrir des événements, réaliser des numéros « hors-série »,… notre setup doit donc être démontable et transportable même si la majorité du temps le matériel est déployé à demeure.

Les choix:

Avant tout il est utile de s’interroger sur la viabilité du podcast à moyen terme et/ou des possibilités de recyclage (ou de revente) du matériel dans lequel on a investit si d’aventure on se lassait et jetait l’éponge. Comme pour tout hobby il est utile de définir une enveloppe budgétaire raisonnable et prendre en compte la possibilité de faire d’éventuelles économies. L’une d’entre elle, pour moi, concerne les micros.

Shure SM58: Un micro destiné au départ à la scène et pour la voix. Sa réputation n’est plus à faire, il encaisse sans broncher et est beaucoup plus polyvalent qu’on ne le pense. J’en avais déjà deux depuis dix ans, choisi pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui: fiabilité, robustesse et qualité audio. J’en ai donc ajouter deux… qui nous font quatre.

Rode NT1-a: Je l’utilise actuellement pour l’animation du podcast en studio. C’est un micro au ratio qualité/prix presque imbattable, mais à la « couleur » et à la définition sonore relativement éloignée des SM58. Il sera bientôt remplacé, probablement par un cinquième SM58.

Autre économie: l’ampli casque. J’avais déjà un Behringer HA4700 (pour 4 casques). Il devrait faire l’affaire, d’autant plus que pour le moment tout nos chroniqueurs ne supportent pas de s’entendre. Ils ont le choix du casque ou des écouteurs utilisés. Un Beyer DT 110 est disponible. Pour ma part, j’utilise un DT770.

L’informatique: Un MacBook Pro 15 pouces est dédié à l’enregistrement, à l’édition et à la mise en ligne des épisodes. Un vieux (très vieux) Pentium recyclé sous Lubuntu (version allégée d’Ubuntu)… on vous explique dans notre N°8 comment s’installe cette distribution Linux ultra-légère... Cette machine est dédiée aux enregistrements via Skype. Elle sera probablement remplacée un jour par un NUC.

Et enfin, l’acquisition: Presonus AudioBox 1818 vsl. Pourquoi ce choix ? Le nombre d’entrées, de sorties, la qualité des pré-amplis micros et le traitement de son interne. En effet, je voulais pouvoir partiellement traiter (compresseur, limiteur, noise gate) les entrées avant enregistrement (un peu comme pour du direct) tout en gardant l’avantage de l’enregistrement piste par piste. Les avantages sont divers: rééquilibrer les sources après coup ou rattraper une erreur avant le mastering. Rappelons qu’on est avant tout dans de la production. Si il s’agissait de réaliser une diffusion en direct mon choix se serait porté préférentiellement vers un vrai mélangeur (ce que n’est pas l’AudioBox 1818 vsl). Au niveau software j’utilise l’application fournie par Presonus (Studio One 2) qui est largement adapté à nos besoins à une exception (absurde): cette version n’est pas compatible MP3 ! Je passe donc les masters en WAV dans Garage Band uniquement pour en faire un mp3.

Conclusion

setup 1stant-TA ce jour nous avons réalisé huit numéros (neuf avec le n°0) avec ce setup qui a donc fait ses preuves. D’ici juin nous devrions l’éprouver également hors de nos murs. D’autres solutions étaient-elles envisageables ? Bien entendu. Par exemple un set basé sur un Zoom H6 était également possible mais n’offrait, par exemple, pas le nombre de sorties souhaité.

Si il fallait faire évoluer l’équipement actuel ce serait avant tout pour réduire le temps passé à la post-production et donc être le plus proche possible du direct. Cela veut dire: l’ajout ou le remplacement de l’AudioBox par un vrai mélangeur et l’ajout d’un moyen de diffusion (un player) pour l’habillage (play-out des générique et jingles).

Autre évolution… l’ajout de la vidéo. Mais là c’est une autre histoire qui est à l’étude.

 

*Le lieu (ou « studio »): L’un des rares luxes que nous nous sommes autorisé c’est un local totalement dévolu aux enregistrements. Pourquoi est-ce un luxe ? Parce qu’au prix du mètre carré à Bruxelles, monopoliser un local qui n’est occupé qu’une heure ou deux par semaine et qu’il faudra également aménager (mobilier, traitement acoustique,…), cela a effectivement un coût… bon, dans ce cas spécifique, je dirai que c’est une contrainte acceptable. Mais c’est aussi une facilité, celle de ne pas à avoir à redéployer le matériel systématiquement toutes les semaines dans un lieu qui ne serait pas obligatoirement adapté. Soyons clair, avoir une heure à une heure trente de montage et démontage pour une petite heure d’enregistrement, ce n’est pas très « rentable ». Ce temps est bien mieux mis à profit dans la post-production ou la mise ligne des épisodes.

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